Pensez à la modernisation de vos infrastructures : IAM, MFA, surveillance des accès
Pour mettre en œuvre une stratégie Zero Trust efficace, vous devez moderniser vos infrastructures et vos outils de gestion des identités et des accès. Cette modernisation n’est pas une option : c’est le socle technique qui rend possible la vérification systématique et le contrôle granulaire des autorisations.
La gestion des identités et des accès (IAM) est au cœur du modèle. Elle permet de centraliser l’administration des droits, d’appliquer le principe du moindre privilège et de tracer chaque connexion. Dans des environnements hybrides entre cloud, systèmes on-premise et applications mobiles une solution IAM robuste garantit que les bons utilisateurs accèdent aux bonnes ressources, au bon moment et pour la bonne raison.
L’authentification forte (MFA) est un autre pilier indispensable. Trop d’organisations se contentent encore de mots de passe simples ou partagés. Le MFA ajoute une couche de sécurité qui bloque la majorité des tentatives d’usurpation d’identité. Même dans des contextes contraints, il existe aujourd’hui des solutions adaptées, incluant des codes SMS ou des applications mobiles peu gourmandes en bande passante.
La surveillance des accès et des activités complète ce dispositif. Zero Trust impose une vigilance continue : il ne suffit pas de vérifier à l’entrée. Vous devez être capables de détecter des comportements anormaux, de réagir aux alertes en temps réel et de mener des investigations post-incident. Cela suppose d’investir dans des outils de monitoring, mais aussi de former des équipes capables de les exploiter efficacement.
En somme, moderniser vos infrastructures IAM, déployer l’authentification forte et instaurer une surveillance continue ne sont pas des dépenses superflues : ce sont des investissements stratégiques pour sécuriser la transformation numérique et protéger la confiance des utilisateurs sur un continent en pleine digitalisation.
Quelques bonnes pratiques en banque, administration publique et chez les opérateurs télécoms
Le passage au modèle Zero Trust n’est pas un exercice théorique : c’est une transformation déjà entamée par plusieurs secteurs stratégiques en Afrique, qui cherchent à concilier sécurité et modernisation des usages.
Dans le secteur bancaire, la sensibilité des données financières et la pression réglementaire imposent une vigilance accrue. De nombreuses banques africaines investissent dans des solutions IAM centralisées pour mieux gérer les droits d’accès des collaborateurs, y compris ceux des prestataires externes. L’authentification forte devient progressivement la norme pour les opérations sensibles, notamment dans la banque en ligne et mobile, afin de contrer la hausse des fraudes par usurpation d’identité.
Les administrations publiques sont également concernées. La dématérialisation des services de paiement des impôts en ligne, l’enregistrement d’état civil, le téléservices aux citoyens expose des données sensibles à de nouveaux risques. Plusieurs pays lancent des programmes nationaux de cybersécurité qui intègrent la segmentation des réseaux, le renforcement des authentifications et la formation des agents publics pour instaurer une culture de la sécurité à tous les niveaux.
Enfin chez nos opérateurs télécoms, la gestion des accès devient critique dans des infrastructures complexes, hybrides et distribuées. Ces acteurs doivent protéger leurs systèmes internes tout en offrant des services numériques à des millions de clients : portails clients, apps mobiles, recharges et paiements. L’adoption du MFA pour les employés sensibles, la micro-segmentation des réseaux critiques et le monitoring en temps réel des accès sont des leviers déjà mis en œuvre pour réduire la surface d’attaque.
Ces exemples illustrent que la démarche Zero Trust est déjà en marche sur notre continent. Les entreprises africaines, conscientes des menaces croissantes et des attentes de leurs usagers, savent qu’il s’agit d’un investissement stratégique : sécuriser la transformation numérique, protéger la confiance des clients et garantir la résilience face aux cybermenaces.

